Comment j’ai créé mon premier calendrier illustré
- Mélissa F.
- il y a 3 jours
- 4 min de lecture
Depuis un moment, j'avais cette envie de créer une série d'illustrations assez grande pour en faire un calendrier qui serait à la fois un objet fonctionnel et décoratif.
Comme vous le savez maintenant, en octobre dernier j'ai participé à l'Inktober challenge (ce que je n'avais pas fait depuis quatre ans) et cette fois j'avais choisi un thème différent de ceux que j'avais pris pour mes précédentes participations : la mythologie grecque.
À la fin du challenge, j'avais une véritable série de seize illustrations originales, des portraits de divinités grecques avec un sens et une vraie cohérence.
Et voilà, l'idée du calendrier était devenue réalisable.
Comment j’ai créé mon premier calendrier illustré
Hé oui, j’ai bien dit que j’avais réalisé seize illustrations. J’ai donc dû faire des choix (qui m’ont un peu arraché le cœur, juste un peu) et en sélectionner treize, soit une pour chaque mois et une pour la couverture.
À partir de là, il a fallu réfléchir à l’ordre des illustrations et à leur place dans l’année. L’idée était que chaque divinité corresponde au mieux au mois qu’elle représente, autant par sa symbolique que par l’ambiance générale.
Le format du calendrier permettait justement de donner un rythme à la série, avec une illustration par mois, et de faire évoluer l’ensemble au fil de l’année.
Comment j’ai choisi les divinités pour chaque mois
Une fois les treize illustrations sélectionnées, il a fallu décider laquelle serait associée à quel mois.
Et là, je vous avoue que j’ai un peu plus galéré pour certaines que pour d’autres.
J’ai donc fait en fonction de la symbolique des divinités ou simplement de l’ambiance que j’associais à chaque période de l’année.
Et finalement, on y est arrivé !
Janvier : Héra
Figure d’autorité et de stabilité, elle collait bien à l’idée d’un début d’année.
Février : Aphrodite
Le mois de la Saint Valentin, donc la déesse de l’amour s’imposait naturellement.
Mars : Athéna
Mars renvoie au dieu Arès, son frère. Le lien était simple.
Avril : Perséphone
Son retour marque symboliquement le printemps. Même si la saison commence officiellement un peu plus tôt, avril reste le mois où le changement est le plus perceptible.
Mai : Hermès
Un mois plus mobile, entre déplacements, transitions et préparation de l’été. Hermès, dieu du mouvement et des passages, correspondait bien.
Juin : Apollon
Le début de la période la plus lumineuse de l’année. Apollon s’est imposé sans difficulté.
Juillet : Poséidon
L’été, la mer, les vacances. Le choix s’est fait presque tout seul.
Août : Dionysos
Le début de la saison du raisin, une ambiance plus légère et plus festive.
Septembre : Morphée
Un mois de transition entre la fin de l’été et la reprise. Morphée, associé au sommeil et au passage, convenait bien.
Octobre : Méduse
Le seul monstre de la série, et octobre, avec Halloween, était le mois idéal pour elle.
Novembre : Thanatos
Le mois commence avec la fête des morts et annonce l’hiver.
Décembre : Zeus
La fin de l’année, un mois qui rassemble un peu tout. Zeus, en tant que dieu souverain, me semblait cohérent pour conclure le calendrier.
Ma manière de travailler au crayon graphite
Même si, traditionnellement, l’Inktober se fait à l’encre, j’ai préféré travailler au crayon graphite pour mes portraits. J’ai quand même utilisé du feutre noir pour les fonds, histoire de garder un peu d’encre dans le processus.
Le graphite est le médium avec lequel je suis le plus à l’aise, et surtout, avec l’objectif de réaliser seize illustrations en un mois, c’était clairement le seul qui me permettrait d’aller au bout sans me mettre en difficulté dès le départ.
J’ai donc travaillé avec ma technique habituelle. Je commence par un croquis très grossier, avec des traits les plus légers possibles, puis j’affine progressivement le dessin en construisant les volumes et les ombres au fil des heures.
Chaque illustration m’a pris environ sept heures. Au total, l’Inktober m’a demandé exactement 148 heures et 35 minutes de travail.
Autant dire que la tendinite que j’ai eue à la main droite juste après n’est pas arrivée là par hasard.
Les difficultés rencontrées pendant le projet
Une fois les illustrations terminées, le plus compliqué a été tout ce qui est venu après. Transformer une série de dessins en calendrier demande pas mal d’allers-retours, notamment pour la maquette et l’impression.
Il a fallu faire des tests, repérer ce qui ne fonctionnait pas, corriger, recommencer, jusqu’à obtenir un rendu qui corresponde vraiment à ce que j’avais en tête.
Ce sont des étapes moins visibles que le dessin en lui-même, mais qui prennent du temps et de l’énergie.
C’est aussi à ce moment-là que j’ai vraiment réalisé l’ampleur du projet, et tout ce qu’il impliquait au-delà des illustrations.
Un projet mené jusqu’au bout
Franchement, quand j’ai commencé mon Inktober en octobre, j’ai pensé que j’avais vu trop gros. J’avais peur de ne pas réussir à tenir le rythme, ou tout simplement de ne pas arriver jusqu’au bout.
Finalement, ce mois a été vraiment intense. J’ai littéralement fait que dessiner pendant trente et un jours, sans aucune pause. Autant dire que la tendinite qui est venue s’inviter à la fin du mois ne sortait pas de nulle part.
Mais vous savez quoi ? Je l’ai fait.
Et rien que pour ça, toutes les difficultés rencontrées en chemin en valaient la peine. Aujourd’hui, cette série est devenue un objet à part entière, dont je suis fière, et qui habille déjà les murs de certains d’entre vous.
Voilà donc comment j’ai créé mon premier calendrier illustré !
Merci à celles et ceux qui ont déjà adopté le calendrier et qui soutiennent mon travail ^^
Et pour les autres, il est toujours disponible juste ici















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