Comment numériser un dessin sans perdre les détails ? Ma méthode
Quand je termine une illustration, il me reste encore une chose à faire avant de pouvoir la partager sur mon site, mes réseaux sociaux ou la proposer en impression : la numériser.
Ça peut sembler assez simple, mais obtenir une reproduction fidèle à l'original demande parfois un peu de travail. Si les détails de mes dessins sont généralement bien restitués par mon scanner, il en va autrement des contrastes et des couleurs. Mes noirs deviennent gris, certaines teintes perdent de leur intensité et je me retrouve avec une image qui ne correspond pas tout à fait à ce que j'ai sur le papier.
Au fil du temps, j'ai donc adapté ma méthode pour numériser un dessin tout en préservant ses détails et en retrouvant un rendu aussi proche que possible de l'original. Je vais te montrer comment je procède, du scanner jusqu'à l'exportation de l'image finale.
Mon matériel et mes réglages pour numériser un dessin
Pour numériser mes illustrations, j'utilise un Canon CanoScan LiDE 300, aussi bien pour mes dessins au format A5 que pour ceux réalisés en A4.

Le réglage auquel je prête le plus attention est la résolution.
Je numérise généralement mes dessins entre 300 et 400 ppp (pixels par pouce), mais il m'arrive de monter jusqu'à 600 ppp.
Pour faire simple, la résolution détermine le nombre de pixels enregistrés par pouce.
À taille de dessin égale, plus elle est élevée, plus les dimensions du fichier obtenu sont importantes. Cela permet de disposer d'une image suffisamment détaillée pour différents usages, dans la limite des capacités du scanner.
Comme je réalise également des impressions de mes illustrations, je préfère travailler avec un fichier suffisamment grand dès le départ pour ne pas avoir à recommencer la numérisation si les dimensions de l'image ne conviennent pas à ce que je souhaite en faire.
Retrouver les contrastes et les couleurs de l'original
Une fois le dessin scanné, je passe systématiquement par la retouche.
Ce n'est pas parce que les détails ont disparu : de ce côté-là, je suis généralement satisfaite du résultat.
Le problème vient plutôt du rendu général de l'image.
Avec le graphite, les noirs ressortent moins profonds et les contrastes sont atténués. Le dessin paraît plus gris que sur le papier, ce qui peut modifier considérablement son apparence, notamment lorsqu'il comporte de grandes zones sombres.
Pour mes illustrations colorées, les teintes sont souvent plus pâles. Elles perdent une partie de leur intensité et ne correspondent plus vraiment à celles de l'original.
Je corrige donc ces différences pour retrouver un résultat aussi proche que possible du dessin sur papier. Le but n'est pas de transformer mon illustration, mais de restituer ce que le scanner n'a pas reproduit fidèlement.
Des retouches ciblées plutôt qu'une correction globale
Pour effectuer ces corrections, je travaille principalement par sélection.
Je préfère ajuster certaines parties du dessin plutôt que de modifier toute l'image avec les mêmes réglages. Selon les besoins, j'ajuste différents paramètres, notamment la luminosité, le contraste, les noirs, les blancs ou la saturation.
Sur mes illustrations au graphite, je cherche notamment à redonner de la profondeur aux zones sombres tout en préservant les nuances du crayon. Si j'assombris l'ensemble sans faire attention, je risque de perdre des transitions que j'ai justement pris le temps de travailler sur le papier.
Pour la couleur, je m'intéresse davantage aux teintes qui ont perdu de leur intensité. Certaines zones peuvent avoir besoin d'être corrigées alors que d'autres sont déjà satisfaisantes.
Je connais généralement assez bien mes dessins pour effectuer les retouches au graphite sans avoir l'original sous les yeux. Il m'arrive toutefois de le consulter pour mes illustrations en couleur, lorsque je souhaite vérifier une teinte.
Je n'utilise donc pas une série de réglages identiques pour toutes mes images. Chaque dessin nécessite des ajustements différents, selon son rendu après numérisation.
Pourquoi je suis passée de Snapseed à Lightroom
Pendant un temps, je réalisais mes retouches directement sur mon téléphone avec Snapseed.
Je trouvais l'application assez intuitive, notamment pour sélectionner certaines zones et effectuer des corrections précises.
Elle me convenait bien pour ce travail, mais j'ai remarqué qu'après exportation, mes images n'avaient plus les mêmes dimensions qu'au départ : elles étaient plus petites.
Je ne sais pas si cela venait des paramètres que j'utilisais, mais je tenais à conserver des images suffisamment grandes pour mes impressions. J'ai donc cherché une autre solution et je suis passée à Lightroom.
Je le trouve moins intuitif que Snapseed, mais il me permet de conserver les dimensions dont j'ai besoin avec les paramètres d'exportation adaptés.
C'est finalement ce qui a motivé mon changement : je voulais pouvoir retoucher mes illustrations sans me retrouver avec un fichier plus petit à la fin du processus.
Conserver un fichier de qualité pour mes impressions
Une fois les retouches terminées, j'exporte mes illustrations au format PNG.
Ce format utilise une compression sans perte, ce qui permet de conserver les données de l'image lors de l'enregistrement.
Je conserve ainsi une version numérique de référence, avec les dimensions nécessaires à mes différentes utilisations.
Je réalise moi-même mes impressions, généralement aux formats A5 et A4, sur papier lustré. Mais mes illustrations sont aussi destinées à mon site Internet et à mes réseaux sociaux.
Je préfère donc conserver un fichier de qualité et créer des copies adaptées à chaque support lorsque c'est nécessaire. Une image destinée à Instagram n'a pas forcément besoin des mêmes dimensions qu'un fichier utilisé pour une impression, mais je peux préparer les deux à partir de la même version de référence.
Cela m'évite surtout de devoir scanner et retoucher à nouveau une illustration chaque fois que je souhaite l'utiliser.
La numérisation représente finalement une partie importante de mon travail. Je peux passer plusieurs heures sur les détails d'un dessin, alors je tiens à ce que sa version numérique leur rende justice.
Avec une résolution adaptée, des retouches ciblées et un fichier de référence conservé dans de bonnes dimensions, je peux retrouver un rendu proche de l'original et utiliser mes illustrations sur différents supports.
Et toi, comment fais-tu pour numériser tes dessins ? Tu utilises un scanner ou tu préfères les photographier ?














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